«Comme tous les soirs de la semaine aux alentours de 22h15, je me rends au bar du coin de ma rue. La solitude pèse dans ma vie. Ai-je besoin de boire? Ben, à vrai dire non. C'est juste pour passer le temps.
Je m'y rends et je me sens moins seule que devant ma télé. Je m'installe au comptoir et commande une vodka orange. Le serveur me l'apporte et je remue la paille pour tuer mon ennui. Cela fait 1h que j'attends.
A vrai dire, je ne sais pas ce que j'attends, ni même quoi. Sûrement quelqu'un, une personne, n'importe qui. Une femme, un homme, pour amitié ou plus. Aucune importance. Rien ne m'importe. Bref, c'est bientôt l'heure de rentrer, j'y songe. Quelqu'un vient de s'assoir à ma gauche. Il a l'air énervé.
● L'inconnu : Une vodka orange comme la demoiselle s'il vous plaît.
Il jette un coup d'½il vers moi et aperçoit mon verre vide.
● L'inconnu : (au serveur) Servez en un autre à la demoiselle.
● Moi : Mélanie.
● L'inconnu : Pardon ?
● Moi : La demoiselle se prénomme Mélanie.
● L'inconnu : Joli prénom.
● Moi : Merci. *Il doit être malade, il est enroué*
● L'inconnu : Que fais-tu seule accoudée à ce bar ?
● Moi : *Je bois --'* J'oublie.
● L'inconnu : Qui peut bien te faire du mal ?
J'aime bien les gens curieux. En plus, il fait la conversation à ma place. J'ai un grand besoin de parler. Je m'exécute...
● Moi : C'est bien ça le problème. Il n'y a personne...
Je me lance dans un récit interminable. Il s'y intéresse tout de même. C'est sympa. Il pose souvent des questions pour connaître mes états d'âmes et ce que je ressens. On a un point commun en plus d'aimer la vodka orange. Je vais relancer sa question, je veux pas non plus parler toute la soirée de moi et mes soucis.
● Moi : Et toi, que fais tu là ?
● L'inconnu : Je m'évade. J'ai trop de pression ces temps-ci. J'ai plus de temps pour moi quand je viens ici. C'est mieux pour...
'Ich muss durch den Monsun, hinter . . .'
● Moi : Excuse moi.
● L'inconnu : Pas de souci.
Je discuta un peu avec ma cousine puis l'envoya balader de peur que l'inconnu sans aille.
● Moi : Désolée de t'avoir interrompu. On parlait de quoi ?
● L'inconnu : De musique.
● Moi : (pas convaincue) Ah ...
● L'inconnu : T'aime bien Tokio Hotel ?
● Moi : Oui, j'aime beaucoup. *Etrange qu'un homme me le demande* Et toi ?
● L'inconnu : (hésitant) Nan.
● Moi : Tu écoutes quoi comme musique ?
● L'inconnu : Du rock. Green Day principalement.
● Moi : (le sourire aux lèvres) Moi aussi. Tu sais, je suis convaincue qu'avant l'appel téléphonique on ne parlait pas de ça.
● L'inconnu : En effet,...
Après cette interruption, il me déballe sa vie. Sans rentrer dans les détails. Il me semble qu'en même qu'il me cache beaucoup de choses. Son histoire est compliquée, très compliquée. Pour finir, il tousse fortement. Si fortement, que cela me fait mal. Sa voix commence à s'enrouer. Après quelques minutes de discussion à propos de sa toux, je le questionne.
● Moi : Qui es-tu ?
● L'inconnu : Ne t'en fais pas, je vais vite disparaître.
Je le dévisage et il sort un paquet de cigarettes.
● Moi : Tu es malade et tu fumes ?
● L'inconnu : J'en dépends, je n'y peux rien. Je ne supporte pas tout ce stresse et cette pression.
● Moi : Qui es-tu pour avoir autant de pression ?
Un blanc s'installe. On dirait qu'il réfléchit. Ça fait au moins 2 minutes. Je trouve le temps long. Jusqu'à présent, il ne m'avait pas regardé. Il tourne subitement sa tête vers moi et retire ses lunettes.
● Moi : Oh mon Dieu !
Je laisse tomber le verre que j'ai dans les mains et plonge ma tête entre elles. Je relève ma tête qui se fait lourde et regarde à ma gauche. Personne. Il est réellement parti.
Je scrute le bar et l'inconnu à la capuche n'est plus là. Merde ! Je rebaisse là tête et vois un bout de papier. Une serviette avec une écriture. Un numéro. J'approche la feuille de mes yeux. C'est moi qui ai bu et qui vois flou ou j'arrive pas à lire ? Il écrit bien mais franchement ce n'est pas lisible. Tant pi.
Je fourre le bout de papier dans mon sac à main, tends l'argent de ma consommation et à ma grande surprise l'homme l'a payé. Je sors donc du bar. Je ne veux pas vraiment rentrer chez moi et me retrouver seule, une fois de plus.
Je déambule dans les rues de Paris. Et je l'aperçois au loin, le long des quais de la Seine. C'est bien lui...»
«● Bill : Putain Tom ! Tu fais chier !
● Tom : S'il te plaît Billou, vient avec moi.
● Bill : Je veux pas aller en boîte. Je suis crevé et je veux pas draguer ni être accosté par toutes ces groupies !
● Tom : Arrêtes de gueuler, t'as pas le droit.
● Bill : Je fais ce que je veux.
● Tom : Je suis ton frère, je dois prendre soin de toi Billou.
● Bill : M'appelle pas Billou !
Je viens de partir en claquant la porte. Il me saoule. Je descends rapidement les escaliers et sors de l'hôtel. Je mets ma capuche et mes lunettes. Je n'aime pas me faire repérer. Comme je viens de le dire à mon frère, j'aime pas quand les gens me collent trop.
Je pénètre dans un bar. Pas n'importe lequel puisqu'à chacun de mes voyages à Paris, j'y descends boire un verre. Excusez-moi. Je me reprends. Voyage, c'est vite dis. Je travaille plutôt. Je suis fatigué, si fatigué. J'aimerais tellement pouvoir vivre. Je n'ai pas eu d'adolescence. Il m'arrive de regretter mes choix. Passons.
Je m'installe au bar. A ma droite, une jeune fille blonde. Je commande une vodka orange et lui en offre une en voyant son verre vide.
● L'inconnue : Mélanie.
● Moi : Pardon ?
● L'inconnue : La demoiselle se prénomme Mélanie.
● Moi : Joli prénom. *Et voix aussi, elle est si douce*
● Mélanie : Merci.
J'entrepris une discussion avec elle. Je suis curieux. J'ai peur qu'elle ne veuille pas parler, elle a l'air si triste. Je me demande bien pourquoi je lui parle d'ailleurs. Elle se lance dans un récit interminable. Elle est super gentille. Je me préoccupe de ses états d'âmes. J'adore me mêler des affaires des gens. Et puis, ça ne doit pas la déranger. Elle aurait déjà arrêté de parler. En plus, elle relance ma question c'est qu'elle veut bien discuter avec moi.
● Moi : Je m'évade. J'ai trop de pression ces temps-ci. J'ai plus de temps pour moi quand je viens ici. C'est mieux pour...
'Ich muss durch den Monsun, hinter . . .'
● Mélanie : Excuse moi.
● Moi : Pas de souci.
Elle discuta un peu avec sa cousine, rien de bien intéressant. Puis elle l'envoya balader.
● Mélanie : Désolée de t'avoir interrompu. On parlait de quoi ?
● Moi : De musique.
● Mélanie : (pas convaincue) Ah ...
● Moi : T'aime bien Tokio Hotel ?
● Mélanie : Oui, j'aime beaucoup. Et toi ?
Merde, une fan. Dans quoi je me suis fourré ? Pfou. Moi qui pensait lui révéler mon identité. C'est raté.
● Moi : Nan.
● Mélanie : Tu écoutes quoi comme musique ?
● Moi : Du rock. Green Day principalement.
● Mélanie : (le sourire aux lèvres) Moi aussi. Tu sais, je suis convaincue qu'avant l'appel téléphonique on ne parlait pas de ça.
● Moi : En effet,...
Cela fait longtemps que je n'ai plus eu de discussion avec une femme sans être dérangé ou jugé. Elle est plutôt gentille d'ailleurs. Je vais me confier à elle. Après tout, je ne la connais pas. Elle ne me jugera pas et m'oubliera. Je vais quand même pas tout dire. Il vaut mieux pour moi. Elle semble intéressée par mon histoire alors je parle.
Je ne devrais pas discuter, j'ai mal. Ma gorge est douloureuse.
Je reprends tout de même notre conversation. Elle me questionne à propos de ma toux. Elle veut savoir. Elle doit se soucier des petits problèmes et maladies des personnes qui l'entourent. Tout comme moi.
Je suis sûre qu'elle va me demander qui je suis. Et voilà. J'avais raison. Plus qu'à cacher mon identité. Bon je vais mettre un peu de mystère, elle a l'air d'aimer ça. Elle me pose encore des questions, évidemment « Qui es-tu ? ». Toujours la même question. Pourquoi tout le monde veut savoir ? Je ne peux pas le dire comme ça, subitement. La célébrité je vous jure.
Je veux fumer. Je sors mon paquet de clopes. Je prends quand même une cigarette, c'est plus fort que moi. Je dois fumer, j'en ai besoin. Mais elle insiste. Je fume si j'en ai envie. Mais elle veut mon bien. C'est mignon.
Je vais lui dire. Elle est vraiment très gentille et je me suis déjà un peu confié à elle. Elle a fait de même. Je m'entends bien avec elle. Je vais tenter ma chance. Je scrute les alentours, histoires de voir si il n'y a pas de groupies potentielles. A cette heure ci, pas vraiment. Bon je me lance.
Je me tourne vers elle pour la première fois depuis mon arrivée et retire mes lunettes. Elle laisse échapper un « Oh mon Dieu ! ». Je fais tant d'effet que ça ? Chut ! On dirait Tom. Je peux également réagir comme elle. Je la connais. Peu mais son visage ne met pas inconnu. Elle ressemble beaucoup à sa s½ur. Je savais en venant ici que je pouvais tomber sur elle, mais de là à discuter comme ça. Je suis étonné. Mais j'y pense. Je pourrais tisser un lien avec elle. Qui sait, peut-être... nan rien . Je dois me sortir cette idée de la tête. Je me lève et dépose mon numéro sous son verre. Elle est immobile, la tête entre les mains. Je crois que je vais la laisser. Je sors du bar pour rejoindre mon hôtel. Je marche le long du quai...»
«Je prends mon courage à deux mains et tapote doucement sur son épaule droite. Je me lance, le regardant droit dans ses beaux yeux noisettes. Je dégagea une mèche de mon visage pour mieux le voir mais surtout pour l'admirer, ça fait tellement longtemps que j'attends ce moment. Je le regarde sans rien dire durant plusieurs secondes et me lance.
● Moi : Je...Je ne te rappellerai pas.
● Bill : Pourquoi ?
● Moi : C'est une mauvaise idée. Je suis juste venue te demander quelque chose.
● Bill : Quoi ?
● Moi : Promets-moi de ne jamais cesser de chanter. Pour tes fans et pour moi. Ta voix est si belle.
● Bill : Promis.
● Moi : C'est pas des paroles en l'air.
● Bill : D'accord.
● Moi : Merci.
● Bill : De quoi ?
● Moi : D'être là.
● Bill : Où ça ?
● Moi : Dans mon CD patate ! ^^' Tiens ta promesse.
● Bill : Je te le promet.
Je dépose un doux baiser sur sa joue et pars en direction de mon appartement. Je me retourne vers lui.
● Moi : Tu arriveras mieux à tenir ta promesse si tu arrêtes de fumer.
Je saisis la cigarette et la jette dans la Seine. Bill me fait un clin d'½il et je disparais dans le noir.»
«Cette fille est exceptionnelle.»